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Des Mots sur des Pages

Mes dernières lectures, aimées ou detestées. Je ne peux malheureusement pas toutes les résumer, ni reprendre la liste de mes vieilles lectures, mais faire un petit tri entre ce qu'il faut éviter, et ce qu'il faut dévorer.
Comme je ne suis pas toujours très tendre, et encore moins démagogue, je tiens à m'excuser pour les livres que je descends en flamme, mais je deteste m'ennuyer en lisant, et encore plus perdre mon temps.

Les archives de mes lectures sont ici.

 

   

Antechrista. Amélie Nothomb

Plus que jamais, avec ce nouveau roman, Amélie Nothomb est à la littérature ce que le Mac Do est à la gastronomie: un produit de consommation rapide destiné aux adolescents, et à la saveur prévisible.

   

Trois Chevaux. Erri De Luca

L'histoire de ce quinquagénaire évoquée dans Trois chevaux est un entrelacs ou se mêlent présent et passé sur fond de dictature argentine, desservi par un style simple ou fleurissent les métaphores botaniques. Des phrases courtes nourries par des mots forts, ce merveilleux roman qui oscille entre poésie et réalisme, glisse sans en avoir l'air vers une interrogation sur le sens de la vie.

   

Après la nuit. Catherine de Saint Phalle

Histoire classique d'une femme nouvellement libérée à la recherche du temps perdu avec son véritable amour. Pas désagréable à lire, mais qui n'est pas exempt de défauts. Quelques envolées se voulant lyriques qui allourdissent inutilement le dénouement, ainsi que quelques portraits de personnages peu crédibles.

   

Blacksad. Canales/Guardino

Toujours de la grande BD pour ce second volume, aussi noir et encore plus politisé. Un graphisme à l'anthropomorphisme irréprochable.

   

Soie. Alessandro Baricco

Une histoire simple avec des mots simples. Celle d'un jeune homme qui découvre le japon pour en exporter des vers à soie, en plein coeur du 19° siècle. La brieveté du roman entoure les personnages d'un voile mystérieux, et plonge dans le mythe de l'amour impossible, de la passion multiple, de l'exotisme, du voyage, du regret, et de la contemplation de son destin.

   

L'Ignorance. Milan Kundera

Pas assez roman pour qu'on puisse s'interesser aux personnages, et pas assez essai pour qu'on s'interesse aux propos sur les émigrants tchèques. Un flop qui ne laisse aucun souvenirs. Se servirait-il de son nom?

 

Le Pouvoir du Chien. Thomas Savage

ça commençait mal dans ce ranch des states des années 20, avec ses personnages caricaturés à l'extreme, mais la subtilité et la surprise s'insinuent à petits pas, au point de vraiment surprendre et émouvoir par son ambiguïté finale. Un vrai grand roman ou les vrais hommes ne sont pas toujours ou l'on croit.

 

Robert des noms Propres. Amélie Nothomb

Ce roman fait partie de la catégorie très réduite des livres que j'ai projeté contre un mur. Il confirme mon incompréhension face au succès d'Amélie Nothomb qui est d'une régularité navrante dans la diminution constante de qualité au fil de ses romans. Au dela de l'ennui. C'est du n'importe quoi.

 

Double vie. Pierre Assouline

Je suis toujours prudent et perplexe devant les romans écrits par des journalistes, et celui-là plus particulièrement après les mots sévères de Christine Angot dans le magazine Epok. L'histoire est simple et classique: celle d'un adultère. La disparition de la maitresse fait ressurgir toute la paranoia de l'amant. Un écriture simple, efficace, et une fin inatendue qui ne fait que confirmer que c'est vrai bon roman.

 

Les Corrections. Jonathan Franzen

Un point sur la "middle class" américaine à travers les différents personnages d'une famille qui tente de se réunir pour le reveillon de Noel. Les sentiments sont vrais, il n'y a aucun artifice, et le style est plus que talentueux. A lire absolument.

 

Un début prometteur. Nicolas Rey

Le titre, c'est un peu la réflexion que je m'étais faite en lisant son précédent roman, "mémoire courte". Celui-ci porte beaucoup plus mal son nom. On est dans l'écriture Parisienne branchée, avec son milieu marginal, défonce, découverte du sexe, névrose, déprime, no futur. Du déjà vu pas mieux que les autres. Un peu chiant.

 

Un ami Parfait. Martin Suter

Une classique histoire d'amnésie, avec un dénouement sous forme d'enquête policière sur fond de recettes italiennes. Drole, efficace, et très plaisant à lire.